L’artiste aux mille traits : Hom Nguyen
E N T R E T I E N
5/8/20241 min read


Hom Nguyen, artiste franco-vietnamien né à Paris en 1972, continue de marquer la scène contemporaine par ses portraits puissants et expressifs. Dans un monde où les questions d’identité et d’émotion humaine sont au cœur des débats, ses œuvres captent avec intensité la complexité des visages et des âmes. Autodidacte, il mêle abstraction et figuration avec un geste spontané et des couleurs vibrantes, offrant des créations à la fois intimes et universelles. Aujourd’hui, Hom Nguyen s’impose comme une voix majeure de l’art contemporain, capable de refléter l’actualité sociale et culturelle à travers la peinture.
/ L’art fait-il partie intégrante de votre vie depuis toujours ?
Je dessinais déjà tout petit. Mais la prise de conscience je l’ai eue, adolescent, en allant chez une amie dont le père était commissaire-priseur et grand collectionneur d’art asiatique. J’ai découvert ce que pouvait provoquer une œuvre dans mon moi profond.
/ Vous êtes autodidacte : à quel moment êtes-vous devenu artiste professionnel ?
Je ne sais pas si je suis un artiste professionnel, je me fais plaisir, c’est tout ! J’ai commencé à vivre de mon art l’année où ma mère est décédée. J’ai eu ce sentiment d’urgence de devoir faire quelque chose de tous les sentiments que je gardais au fond de moi. Je l’ai vécu comme un exutoire.
/ D’où viennent ce trait et ces entrelacements si emblématiques de votre style ?
C’est venu naturellement, tel un électro-cardiogramme, mon écriture suit le battement de la vie et du rythme de la vision que je voulais transmettre. C’est aussi comme un fil, un lien qui relie les humains et pour former finalement un message.
/ Le portrait s’impose comme votre signature. Comment choisissez-vous vos sujets — grandes personnalités ou anonymes ?
Mes sujets sont pour la plupart du temps imaginaires. Ils sont le reflet des récits de ma mère sur le Vietnam, des rencontres que je fais lors de mes voyages, mais aussi mon rapport à l’humain de manière générale. [...]
